La dernière couleur est celle de la pierre.
Bien qu’elle soit en rayonne, elle possède une forte personnalité masculine.
Nous avons créé une chemise en rayonne à l’aspect sec, quelque peu différent de la brillance et du tombé habituels.
Que veut vraiment dire « les rides ont du caractère » ?
Ce n’est pas parce que c’est l’été ni parce que c’est frais, mais parce que « j’aime le lin, alors je le porte. »
Créer la masculinité à partir du tissu.
Le tissu conserve sa rudesse. La coupe conserve sa sérénité.
La rudesse et l’élégance. C’est la présence des deux qui donne naissance aux vêtements masculins tels que je les conçois.
Au-delà du simple « style 〇〇 ».
Avant même de se demander « Est-ce un vêtement qui me ressemble ? », on peut dire : « J’aime ça. »
Porter quelque chose que l’on n’a encore jamais porté. Cette expérience élargit peu à peu ce qui, en soi, nous définit.
Avant même de s’en rendre compte, il est là dans les moments importants de la vie.
La coupe est impeccable. La confection est soignée. Et pourtant, nul besoin de le porter de manière trop apprêtée.
Nous voulons que vous le portiez jusqu’à ce qu’il soit tout avachi. C’est alors seulement que cette veste sera enfin achevée.
Commençons par le denim.
Même si le haut ou les chaussures changent, avec un pantalon bien choisi, on s’en sort étonnamment bien.
Alors, par quel denim commencer cette année ?
Un bon pantalon de costume est plat.
Large, mais sans être flou. Décontracté, mais avec une certaine élégance.
La raison : une ligne nette qui traverse cette largeur. Quand il est wide, il doit vraiment paraître wide. C’est seulement ainsi qu’il devient un pantalon habillé.
Même les rêves y trouvent leur place.
Une capacité suffisante ne signifie peut-être pas seulement que l’on peut y ranger beaucoup d’affaires.
Le quotidien, le travail, les voyages… et, avec le temps, même les souvenirs finissent par s’y glisser. À ce stade, c’est un sac dont on ne peut plus se séparer.
Comment apprivoiser le noir
Ce n’est peut-être pas que le noir ne m’allait pas, mais simplement que je ne savais pas encore comment l’apprivoiser.
En découvrant non pas la couleur en elle-même, mais le lustre des matières et l’art de les associer, la couleur qui m’était autrefois difficile devient peu à peu la mienne.
Commençons par les T-shirts.
Même avec le même coton Suvin, la douceur du 36 gauges et la robustesse rassurante du 22 gauges.
Dans les deux cas, l’objectif était de créer un T-shirt qui ne soit pas seulement agréable à porter, mais qui se suffise véritablement à lui-même.
Un noir où tout s’harmonise.
Doux sans être fragile. Avec de la tenue, tout en épousant naturellement le corps.
Nous n’avons cessé de nous demander : « La prochaine fois, faisons encore mieux », mais pour cette génération, nous ne pensons pas pouvoir créer quelque chose de supérieur.
Acuité et rondeur.
L’« acuité » ressentie à l’état neuf s’adoucit à mesure que le vêtement est porté, pour se transformer en une « rondeur » propre à chacun.
Ce n’est peut-être pas le créateur qui détermine l’aboutissement, mais la personne qui le portera pendant des années.
L’avenir en marchant avec « cantáte ».
Avec cantáte, je prends moi aussi un nouveau départ chez cliché.
Je me réjouis de pouvoir échanger avec vous en boutique, notamment autour de vos rencontres avec de nouveaux vêtements.
« L’élégance réside dans la juste ampleur. »
L’élégance ne naît pas de l’ajout de quelque chose. Elle consiste à savoir ce qu’il faut retirer et ce qu’il faut préserver.
Pour les personnes comme pour les vêtements, je pense que la personnalité de chacun se révèle dans la juste mesure de cette « aisance ».
Répondre à mon moi de 18 ans avec le 501XX.
Ce que j’aurais voulu montrer à la personne que j’étais à 18 ans, ce n’est pas un 501XX parfaitement conservé.
C’est un jean que l’on porte vraiment, que l’on lave, que l’on use au quotidien, et qui reste malgré tout « tout simplement élégant ».
Cette année encore, j’ai eu du mal à me décider.
Essayez-en beaucoup, répétez-vous « non, pas celui-là » puis « celui-ci est bien ». Et puis, soudain, une paire s’impose comme une évidence : « c’est celle-là ».
Parfois, ce que l’on choisit à l’instinct plutôt que par la raison devient peut-être le compagnon qui nous accompagne le plus longtemps.
« Pourquoi ces lunettes nous attirent-elles ? » — La suite.
Ce qui finit par être beau n’est pas conçu dès le départ dans le but de paraître beau.
Il y a d’abord une raison, et c’est le résultat qui devient beau. C’est ce qui m’attire.
Pouvez-vous vraiment dire qu’une « bonne » chose est véritablement bonne ?
« The World Is Yours. », qui me fascinait lorsque j’étais lycéen, et les paroles de Rosanjin qui m’ont soutenu une fois adulte.
Entre désir et sincérité, je cherche ma propre « véritable voie » en naviguant entre les deux. Tel est l’esprit de ce T-shirt.
L’histoire de l’avoir mis dans le sèche-linge.
La qualité est bien sûr essentielle, mais l’attention portée à éliminer une à une les petites sources de malaise du côté de l’acheteur l’est tout autant.
Plutôt qu’un vêtement que l’on porte avec précaution, mieux vaut celui que l’on attrape naturellement chaque jour : c’est lui qui, au bout du compte, nous accompagne le plus longtemps.
Pas une « reproduction », mais une « interprétation ».
Le traitement, ce n’est pas une « reproduction », mais une « interprétation ». Selon jusqu’où l’on va et où l’on s’arrête, le rendu change considérablement.
Quand le regard évolue, le rendu change aussi. Même dans ce que l’on ne choisissait pas autrefois, on parvient désormais à voir clairement une raison de le faire.
La forme du superflu.
Si l’on choisissait ses vêtements uniquement pour leur aspect pratique, il y aurait bien d’autres options. Pourtant, s’il existe une raison de les choisir malgré tout, c’est leur « atmosphère ».
Un peu de superflu, une impression étrange impossible à expliquer. C’est précisément ce genre de choses qui, au final, reste le plus.
Une bonne chemise en lin reste fraîche jusque dans ses coutures.
Ce n’est pas une chemise que l’on porte parce qu’il fait frais, mais une chemise qui donne envie d’attendre l’été pour la porter.
Elle semble ordinaire, mais ne l’est pas. La différence réside dans l’accumulation de petits détails invisibles.
Ce n’est qu’une ceinture, mais quelle ceinture.
Plus la saison se veut minimaliste, plus ce sont les « détails discrets » qui influencent l’impression d’ensemble.
Même une différence infime, ajoutée aux autres, suffit à structurer une silhouette. C’est précisément pour cela qu’il ne faut rien laisser au hasard, jusque dans ces détails.
Même avec la même coupe, un vêtement devient tout autre dès que sa matière change.
Ce n’est pas seulement sa légèreté. Ni seulement sa fraîcheur. Il y a une raison pour laquelle on a tout de même envie de l’enfiler.
Le soin invisible se transforme en une allure qui se voit. Telle est cette veste de printemps-été.
Êtes-vous prêt à ne plus jamais pouvoir porter autre chose ?
Plus un vêtement est confortable, moins il pardonne les approximations. C’est précisément pourquoi nous ne trichons pas dans sa confection.
Il a fallu aller jusque-là pour qu’il paraisse enfin « ordinaire ». Ce sweat-shirt est le fruit d’un travail particulièrement réfléchi pour créer cette apparente simplicité.
La raison pour laquelle nous n’avons pas cru à « ne rétrécit pas ».
Les vêtements dont il faut prendre soin à chaque fois finissent par rester au fond du placard.
À la fin, seuls ceux que l’on peut porter et laver sans difficulté restent vraiment.
Mes « Essentials ».
Avoir l’air ordinaire au premier regard. Et pourtant, être irremplaçable.
Ce sont les vêtements que l’on choisit toujours naturellement, presque sans y penser. Je crois que ce sont eux qui constituent nos « Essential ».
Pour qui porte-t-on un costume ?
Un costume ne se porte pas pour se faire remarquer, mais pour quelqu’un.
Il respecte l’atmosphère du lieu et vous aide naturellement à maîtriser jusqu’à vos gestes. C’est, selon moi, le rôle de la tenue habillée.
Une longue histoire de cravates d’exception.
Le régimental britannique, le tailoring italien et un tissu rendant hommage aux kimonos japonais.
Dans ce fragment de tissu autour du cou se superposent histoire et culture. Une cravate est petite, mais bien plus intéressante qu’on ne le pense.
Vêtements pour courir.
Les saisons arrivent quand on les attend, mais les passionnés de vêtements savent rarement patienter.
Je préfère les gens qui vont au-devant de ce qu’ils désirent plutôt que ceux qui attendent qu’on vienne les chercher.
Pour celles et ceux qui savent accepter l’inachevé.
La vente est la dernière étape du parcours d’une marque.
Comprendre les vêtements confectionnés en usine, les présenter avec ses propres mots et créer un moment qui touche la vie de quelqu’un. Nous recherchons une personne avec qui accomplir ce travail.
Choisir de mouiller.
La première fois qu’on mouille ce cuir, c’est une manière d’assumer le choix d’en faire non pas un objet à conserver, mais un objet à utiliser.
Plutôt que de raccourcir le temps par un traitement, on y grave d’abord son propre temps.
Au printemps, laissez-vous guider par l’humeur plutôt que par la raison.
S’habiller comme on en a envie, sans se laisser dicter sa tenue par le froid ou la chaleur. Le printemps est la saison où l’on peut le plus spontanément prendre plaisir à porter des vêtements.
Ce qui nous plaît instinctivement est, la plupart du temps, un bon choix. Au printemps, au moins, suivons notre humeur plutôt que la raison.
Le symbole de l’âge adulte.
Un blouson en cuir n’est pas une pièce que l’on porte quand vient le jour où il nous va bien. C’est en le portant qu’il nous correspond peu à peu.
Le cuir est une matière qui accueille le passage du temps. Une pièce qui transforme le « un jour » en aujourd’hui.
La saison se prolonge.
Ne choisissez pas en fonction de « quand le porter », mais selon que vous avez envie de le porter aujourd’hui ou non.
Les saisons se chevauchent. Les vêtements aussi peuvent les traverser.
cantáte 26AW Presentation preview
Deux journées exceptionnelles pour découvrir simultanément la collection 26SS, qui vient tout juste de commencer, et 26AW, la prochaine étape.
Venez voir, porter et ressentir cantáte en personne, au-delà de ce que les photos et les textes peuvent transmettre.